samedi, 01 mars 2014 09:52
La police tente de disperser la manifestation contre le 4e mandat, des journalistes arrêtés (Actualisé)
Hadjer Guenanfa et Lilia Oufella

13h40. Le Rassemblement Actions jeunesse (RAJ) « condamne et dénonce fermement » la répression du rassemblement. Plusieurs arrestations ont eu lieu suite à cette manifestation.
RAJ qualifie cette répression de « énième atteinte à la liberté d’expression et de manifestation », dans un communiqué rendu public ce samedi 1er mars. Il exige « la libération immédiate des manifestants ». Dans le même texte, RAJ « Réaffirme son attachement et son engagement à lutter pacifiquement pour la démocratie et la liberté de réunion, de rassemblement et d’expression ».
Pour le Rassemblement, « le chantage », « les intimidations » et « les brutalités» des policiers ainsi que les « manipulations judiciaires » n’arriveront pas à « détourner les Algériennes et les Algériens de leur détermination à se réapproprier leur liberté, leur dignité et leur souveraineté confisquées depuis l’indépendance ».
12h55. Les journalistes arrêtés ont été relâchés.
12h10. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) dénonce la répression dont ont fait l’objet les manifestants contre le quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika et exige la libération des personnes arrêtées. « Le comportement du pouvoir indique que ce dernier se considère en état de guerre contre la population algérienne et qu’à ce titre l’union la plus large doit se concrétiser pour débarrasser le pays des clans, quels qu’ils soient, qui entrainent le pays à la dérive », écrit l’organisation dans son communiqué. Deux membres de la ligue ont été arrêtés dont Yacine Zaid.
11h20. Plusieurs journalistes ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient sur les lieux de la manifestation dans le cadre de leur activité professionnelle. « Les policiers m’ont embarquée alors que je ne participais pas à la manifestation. J’étais sur les lieux dans le cadre de mon travail. Je suis actuellement au commissariat de Cheraga avec plusieurs autres journalistes, des militants et des manifestants interpellés », témoigne Zineb Benzita, journaliste à Echorouk TV.
10h55. La police continue d’évacuer les alentours de la faculté centrale d’Alger. Les forces de police ont procédé à l’arrestation de la quasi-totalité des initiateurs de la manifestation contre le quatrième mandat, a-t-on constaté sur place. « Je suis dans un fourgon de la police et nous sommes près d’une trentaine de personnes », affirme Amira Bouraoui, l’une des initiatrices de la manifestation, jointe au téléphone.
9h50. Les policiers ont commencé à disperser violemment la manifestation contre le 4emandat de Bouteflika devant la faculté centrale d’Alger, a-t-on constaté sur place. De nombreux manifestants ont été arrêtés par les policiers fortement déployés autour de cette université située sur la rue Didouche Mourad, dans le centre-ville de la capitale. Les arrestations ont été musclées, a-t-on constaté sur place.
Des opposants au 4e mandat de Bouteflika ont lancé un appel, via les réseaux sociaux, pour manifester ce samedi 1er mars à partir de 10h devant la faculté centrale d’Alger.

La police tente de disperser la manifestation contre le 4e mandat, des journalistes arrêtés (Actualisé)
Media

samedi, 01 mars 2014 09:52 |

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