Tizi Wezzu
 

 
 

 

Des pancartes et banderoles ont été brandies, et sur lesquelles on pouvais lire des slogans hostiles au système despotique d’Alger tel « Non au quatrième mandat », « Oui à la démocratie, Oui à la justice à la justice et à la prospérité. Non à un 4emandat pour Bouteflika », « où va l’université ? » ou encore « 15 ans Barakat ! ». Aucun slogan contre les élections présidentielles n’a été scandé.

05/03/2014 – 15:54 mis a jour le 05/03/2014 – 17:10 par Amenay A
 

 

Quelques dizaines d’étudiants de l’université Dda Lmuludh Nath Maâmar de Tizi Wezzu ont tenus un sit-in, ce mercredi matin, devant le campus universitaire Hasnaoua. Ce rassemblement organisé par les étudiants se veut comme un cri de révolte contre le système dictatorial instauré par Bouteflika, et également contre le quatrième mandat du « Nain d’Oujda », qui s’accroche de manière pathétique et maladive au trône.

Des pancartes et banderoles ont été brandies, et sur lesquelles on pouvais lire des slogans hostiles au système despotique d’Alger tel « Non au quatrième mandat », « Oui à la démocratie, Oui à la justice à la justice et à la prospérité. Non à un 4e mandat pour Bouteflika », « où va l’université ? » ou encore « 15 ans Barakat ! ». Aucun slogan appelant au boycott des élections présidentielles n’a été scandé.

Des slogans qui ont été scandés à gorges déployées depuis le début de cette manifestation, et qui a duré une demi-journée. Il est vrai que, quand on sait dans quel état se trouve l’université de Tizi Ouzou, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, les étudiants de Tizi Ouzou ont toutes les raisons de vomir ce système.
Un système dictatorial qui veut mettre à genoux l’université de Tizi Ouzou coûte que coûte. Ce lieu de savoir, générateur de matière grise pour la Kabylie dérange hautement les tyrans au pouvoir.

Les craintes des mafieux et relais de Bouteflika dans la région, qui veulent détruire l’université de Tizi Ouzou sont également motivées par le fait que ce lieu constitue un symbole de la lutte pour l’Amazighité et la démocratie. 
Un lieu qui constitua, notamment dans les années 80, le temple des luttes pour la démocratie, où beaucoup de grandes figures du mouvement pour la reconnaissance identitaire ont fait leur école.
Cette action d’aujourd’hui, tenue par les jeunes étudiants peut être inscrite dans le même registre des actions menées par leurs aînés.

L’absence de slogans appelant au rejet ou au boycott des élections présidentielles laisse certains observateurs perplexes. Cette démarche ne vise-t-elle pas à impliquer la Kabylie dans la lutte des clans qui fait rage au sommet du pouvoir ?

Amenay A.

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