AZAWAD/ Le MNLA réagit à la dissidence d’Ibrahim Ag Mohamed Assaleh

 

 

12/03/2014 – 00:58

KIDAL (SIWEL) —  » Il convient de préciser que la direction du MNLA a
été récemment mise dans l’obligation de relever Ibrahim Ag Mohamed
Assaleh de ses responsabilités politiques au sein du Mouvement en raison
principalement de son non respect des textes, conduite et ligne
directrice du mouvement et de sa proximité grandissante avec Bamako. Or,
toute initiative prise à l’insu du MNLA, et à plus forte raison en
commun accord avec le gouvernement de Bamako, n’est pas de nature à
susciter la confiance car, faut-il le rappeler, l’Azawad et Bamako
restent en état de belligérance tant que les deux parties ne trouvent
pas d’accord final sur un cadre institutionnel et juridique pour
l’Azawad ». Nous publions ci-après l’intégralité de la déclaration du
MNLA.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) rappelle qu’il est le fruit d’une très large concertation entre tous les enfants de l’Azawad et ayant pris naissance à Zakak, dans le cœur de l’Azawad.


Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) rappelle
qu’il est le fruit d’une très large concertation entre tous les enfants
de l’Azawad et ayant pris naissance à Zakak, dans le cœur de l’Azawad.

Mouvement National de Libération de l’Azawad

MNLA

Unité – Liberté – Justice

C’est avec surprise que le MNLA a appris que l’un de ses anciens
membres, en l’occurrence Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, a déclaré dans les
colonnes de Jeune Afrique, qu’il entrait en dissidence afin de créer une
«coalition » en vue de « débloquer les négociations » et « tendre la
main au président IBK ».

Tout d’abord, le MNLA tient à préciser qu’en dehors de la
défection de la seule personne d’Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, le
Mouvement n’a enregistré aucune dissidence au sein de son Bureau
politique. Au contraire, le MNLA, fort de ses expériences passées et
conscient de l’impérieuse nécessité de sa totale cohésion est plus que
jamais soudé autour de sa principale revendication qui demeure
l’aboutissement d’un accord sur un cadre institutionnel et juridique
spécifique à l’Azawad.

D’autre part, il convient de préciser que la direction du MNLA a
été récemment mise dans l’obligation de relever Ibrahim Ag Mohamed
Assaleh de ses responsabilités politiques au sein du Mouvement en raison
principalement de son non respect des textes, conduite et ligne
directrice du mouvement et de sa proximité grandissante avec Bamako. Or,
toute initiative prise à l’insu du MNLA, et à plus forte raison en
commun accord avec le gouvernement de Bamako, n’est pas de nature à
susciter la confiance car, faut-il le rappeler, l’Azawad et Bamako
restent en état de belligérance tant que les deux parties ne trouvent
pas d’accord final sur un cadre institutionnel et juridique pour
l’Azawad.

Enfin, l’annonce d’une dissidence depuis Bamako, prétendant de
surcroit créer une organisation politico-militaire à partir de
l’étranger, ne peut se targuer d’une quelconque crédibilité. Le
Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) rappelle qu’il est
le fruit d’une très large concertation entre tous les enfants de
l’Azawad et ayant pris naissance à Zakak, dans le cœur de l’Azawad. Le
MNLA ne répond à aucun autre agenda en dehors de celui du peuple de
l’Azawad qui vient encore de lui rappeler ses profondes aspirations,
comme cela a été récemment le cas à l’occasion du 8 mars 2014.

En effet, en ce jour symbolique de la journée internationale de la
femme, les azawadiennes, brandissant haut et fort le drapeau de
l’Azawad ont, encore une fois, crié au monde entier les aspirations du
peuple de l’Azawad à vivre dans la liberté, la paix et la dignité, comme
elles le font inlassablement depuis deux ans, y compris au détriment de
leur vie. Le MNLA tient à leur rendre l’hommage qui leur est dû et leur
témoigner sa plus profonde reconnaissance.

Kidal le 11 Mars 2014

Mossa Ag Attaher

Chargé de communication

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