Camps de réfugiés à Tindouf

Jeudi dernier, un journaliste algérien qui s’est rendu sur les lieux avec une délégation algérienne, a révélé qu’un soulèvement de réfugiés Marocains de Tindouf qui réclamaient le retour dans leur pays et leur libération de l’emprise de la milice du Polisario, a failli tourner au drame.

19/03/2014 – 00:05 mis a jour le 18/03/2014 – 21:37 par Saïd F.

 

Pris en otage dans les camps de Tindouf par le régime Algérien depuis des décennies, les Amazigh du Sud du Maroc, que le pouvoir surnomme désormais « arabes Sahraouis », vivent dans des conditions inhumaines en plein désert. Plusieurs mouvements de protestation contre le Polisario et le régime d’Alger ont été organisés par les réfugiés, mais leurs manifestations ont toujours été réprimées à huit-clos.
Les initiateurs des soulèvements, des Amazighs en général, sont toujours torturés et emprisonnés sans jugement par les militaires algériens et la milice du Polisario.

Jeudi dernier, un journaliste algérien qui s’est rendu sur les lieux avec une délégation algérienne, a révélé qu’un soulèvement de réfugiés Marocains de Tindouf qui réclamaient le retour dans leur pays et leur libération de l’emprise de la milice du Polisario, a failli tourner au drame.

Les militaires algériens ont usé de leurs armes à feu, en tirant des tirs de sommation pour disperser la foule. Selon notre confrère, deux activistes Amazighs ont été enlevé par le DRS et leurs familles n’ont eu aucune nouvelle d’eux pour le moment.

« La genèse de ce soulèvement est due au viol d’une jeune réfugiée par un militaire Algérien. On est allé demander des explications et demander de juger le violeur, mais les militaires algériens n’ont pas trouvé mieux à faire que de nous insulter. On ne veut plus vivre ici à Tindouf. On veut retourner chez nous au Maroc et on ne veut pas de ces terroristes du Polisario », nous a déclaré dans un message un réfugié du sud Marocain.

« Ce n’est pas le Maroc qui viole les droits de l’homme, c’est l’armée algérienne et cette vérité n’est pas connue malheureusement. Les journalistes indépendants sont interdits de nous rendre visite pour constater la réalité amère dans laquelle nous vivons. Ecrivez que les réfugiés Marocains à Tindouf vomissent tous le Polisario et le régime d’Alger. On demande une protection internationale et on supplie l’Armée Marocaine de nous libérer comme le peuple de la Crimée a été libéré par la Russie. Il est même interdit de nous exprimer avec notre langue Tamazight », avait déclaré un Amazigh Marocain au journaliste algérien qui a enregistré ses propos, mais la presse algérienne a rapporté le contraire de la réalité de terrain.

Tamurt.info a établi un lien avec plusieurs militant Amazighs de Tindouf qui nous alimenteront en informations crédibles et sur la réalité de la misère que vit ce peuple pris en otage par le régime raciste d’Alger qui veut créer un émirat Arabe au sud de Maroc.

Saïd F.

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