lundi 24 mars 2014

(2) Youcef Oudjedi – Messages

 
  • Youcef Oudjedi

    « National Geographic Kabyle avec Nadoucha Doudoune et 49 autres personnes
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    SVP un Max de Partage

    Contre l’exploitation du gaz de schiste en Kabylie.

    Signez la pétition içi, https://secure.avaaz.org/fr/petition/Francois_Hollande_Linterdiction_de_lexploitation_du_gaz_de_schiste_en_kabylie/?rc=fb&pv=3« 

     

  • Youcef Oudjedi

    Youcef Oudjedi
    Sauvegarder un patrimoine vivant

    Tout comme la culture en
    général, le patrimoine immatériel évolue constamment, et se trouve
    enrichi par chaque nouvelle génération. De nombreuses expressions et
    manifestations du patrimoine culturel immatériel sont menacées, mises en
    péril par la mondialisation et l’uniformisation, mais aussi par un
    manque de soutien, d’appréciation et de compréhension. Si le
    développement du patrimoine culturel immatériel n’est pas favorisé, il
    risque d’être perdu à tout jamais, ou relégué en tant que pratique
    appartenant au passé. La préservation de ce patrimoine et sa
    transmission aux générations futures le renforcent et le maintiennent en
    vie tout en lui permettant d’évoluer et de s’adapter. Afin de
    sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, des mesures différentes
    de celles prises pour conserver les monuments, sites et espaces naturels
    sont nécessaires. Pour rester vivant, le patrimoine immatériel doit
    conserver sa pertinence pour la culture et être régulièrement pratiqué
    et appris au sein des communautés et d’une génération à l’autre. Les
    communautés et les groupes qui pratiquent ces traditions et coutumes
    partout dans le monde ont leur propre système de transmission des
    connaissances et des savoir-faire, qui repose généralement sur l’oralité
    plutôt que sur les textes écrits. Les activités de sauvegarde doivent
    donc toujours impliquer les communautés, les groupes et, le cas échéant,
    les individus porteurs d’un tel patrimoine.

    Le risque existe que
    certains éléments du patrimoine culturel immatériel s’éteignent ou
    disparaissent sans qu’on puisse l’empêcher, mais comment sauvegarder et
    gérer un patrimoine en constante évolution et faisant partie de la «
    culture vivante », sans le figer ou le rendre banal ? Les sauvegarder,
    c’est transférer des connaissances, des savoir-faire et du sens.
    Autrement dit, la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel met
    l’accent sur les processus en jeu dans la transmission ou la
    communication de génération en génération, plutôt que sur la production
    de ses manifestations concrètes, telles qu’un spectacle de danse, un
    chant, un instrument de musique ou une œuvre d’artisanat.

    Sauvegarder
    le patrimoine culturel immatériel signifie s’assurer qu’il joue
    toujours un rôle actif dans la vie des générations actuelles et qu’il
    est transmis aux générations de demain. Les mesures de sauvegarde visent
    à assurer sa viabilité, sa recréation permanente et sa transmission.
    Parmi les initiatives possibles de sauvegarde du patrimoine culturel
    immatériel on citera l’identification et la documentation de ce
    patrimoine, la recherche, la préservation, la promotion, la mise en
    valeur ou la transmission, essentiellement par l’éducation formelle et
    non formelle, ainsi que la revitalisation de ses différents aspects. La
    sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est également une source
    importante de développement économique, même si elle ne passe pas
    nécessairement par des activités génératrices de revenus telles que le
    tourisme, qui pourraient porter atteinte au patrimoine vivant. Au lieu
    de cela, l’objectif devrait être de valoriser les fonctions du
    patrimoine culturel immatériel dans la société et de promouvoir son
    intégration dans les politiques de planification de l’économie.

    Ce texte est tiré d’une brochure réalisée par l’UNESCO

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