vendredi 28 mars 2014

«Pourquoi j’ai cessé de porter le hijab» – Poste de veille

 27/03/2014
«Pourquoi j’ai cessé de porter le hijab»

Enfin libérée de son tissu de charia!


Screen shot 2014-03-27 at 3.26.45 PM


 Marwa Berro, libérée du hijab


 


Voici un
extrait du témoignage, aussi essentiel que magnifique, de Marwa Berro
(un nom de plume), une Américaine d’origine libanaise ayant commencé à
porter le hijab à 8 ans au Liban Sud, et qui a pu  – enfin! – s’en
débarrasser après avoir atterri en Amérique du Nord, loin de l’emprise
du Hezbollah, ce groupe terroriste qui la maintenait virtuellement
captive, et qui impose le port de ce tissu de charia.


Alors
qu’ici, nos « féministes islamiques » (par ailleurs souvent sympathiques
au Hezbollah, telles que les Batris Elsy Fneiche et Rima Demanins
Joboury) essaient de nous vendre le hijab comme un rempart contre l’objectivation du corps de la femme, Marwa le vivait plutôt comme hypersexualisant

(Away Point)
J’ai commencé à porter le hijab à 8 ans et je l’ai porté pendant 15
ans. J’ai grandi dans une famille chiite très conservatrice qui croit
qu’il est fardh (obligatoire) pour les jeunes filles de
commencer à porter le hijab à 9 ans (lunaires), et j’ai commencé à le
porter l’été précédant cet anniversaire pour éviter de faire la
transition pendant l’année scolaire.


Quand j’étais enfant, il m’apparaissait
juste et naturel de porter le hijab, à l’instar de ma mère et de toutes
ses amies, que je considérais comme des tantes, et quand on m’a demandé
si je voulais le porter, j’ai répondu «oui», comme si un enfant était en
mesure de comprendre les implications d’une telle décision. Les
arguments en faveur du hijab étaient simples et attrayants pour un
enfant : le hijab offre une protection, comme l’huitre protège la perle,
en préservant et sauvegardant ce qu’il y a de plus précieux. C’était
une question de dignité, de fierté, de joie. C’est le système de valeurs
normalisé dans lequel j’étais plongée.


Pendant les 15 années où j’ai porté le
hijab, j’ai traversé plusieurs étapes dans la compréhension de sa
signification, particulièrement après avoir pris conscience que le
merveilleux concept que j’avais apprécié dans mon enfance, était basé
sur une analogie déficiente et déshumanisante entre la femme et des
objets tels que les perles ou les bonbons enveloppés, et surtout en
prenant conscience de la notion de sexualité et de son rapport direct et
irréversible avec le hijab. En bref, le hijab a signifié beaucoup de
choses différentes pour moi à différentes étapes de ma vie, et son
abandon a été un long parcours d’exploration, de questionnement et
d’introspection.


J’ai arrêté de le porter parce que
j’avais de graves problèmes avec l’idéologie qui le sous-tend. Au début,
je voyais le hijab comme une chose humanisante, une protection
empêchant d’être traitée comme un objet sexuel, qui sauvegarde et
préserve. Plus tard, j’ai réalisé que c’était tout le contraire. 


Enfant, le hijab hypersexualisait mon
corps, et je l’ai compris par la façon dont mon corps était considéré
plutôt qu’avec des concepts clairement formulés : je n’avais pas encore
développé de poitrine, or mes bras, mes cheveux et mes jambes devaient
être recouverts de tissu au cas où ils pourraient être vus comme
séduisants ou tentants. Si un bout de tissu était mal ajusté, la
réaction d’urgence et de colère que cela suscitait était révélatrice. Je
ressentais profondément les restrictions concernant mon corps, et les
comportements qui l’accompagnaient : un manque complet de vie privée, la
fouille régulière de mes possessions, l’écoute des conversations
téléphoniques avec mes copines, des questions fréquentes qui tournaient
parfois en interrogatoires. Ces restrictions n’étaient pas indépendantes
du hijab : elles faisaient partie du même système de valeurs de
protection et de sauvegarde, qui revient à limiter vos interactions et
votre corps pour éviter qu’il ne devienne une source de tentation et de
péché.


Source : Unveiled. Three Former Muslim Women Look Back on the Hijab. Part 2: Marwa Berro, Away Point, 18 mars 2014. Extrait traduit
Publicités