Les responsables du MAK aux Ouadhias et à Aït-Zellal :

« Les dirigeants algériens forment une association de malfaiteurs agréée par Paris »

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

 

 
 

 

Un de ces responsables a lâché à Aït-Zellal : « Les dirigeants algériens forment une association de malfaiteurs agréée par Paris ». En guise de réponse, l’assistance, nombreuse et attentionnée, a répondu par un tonnerre d’ovations. Cependant, même les habitants des Ouadhias ont entendu de la bouche des animateurs du MAK des mots qu’ils n’ont sans doute jamais entendu auparavant chez des acteurs d’autres forces politiques.

13/04/2014 – 12:46 mis a jour le 13/04/2014 – 18:55 parSaïd Tissegouine

 

 

Les responsables du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) ont animé hier deux meetings. Le premier aux Ouadhias, région natale d’hommes de valeur à l’image d’Ahmed Oumeri, Slimane Azem, Mohand-Arab Bessaoud, Ramdane Achab et tant d’autres figures emblématiques. Le second à Aït-Zellal, région natale de l’illustre Cheikh Amokrane (1874 – 1941) et de beaucoup d’hommes et de femmes qui ont donné ce qu’ils avaient de plus cher au nom de la dignité humaine et de l’amour pour la patrie. Et à l’issue de ces rendez-vous avec les citoyens kabyles, les responsables du MAK, en l’occurrence Bouaziz Aït-Chebib, Hocine Azem, Mohand-Ouamar Hachim et Djaffar Khennane ont été très sévères dans leurs critiques vis-à-vis du pouvoir d’Alger.

Un de ces responsables a lâché à Aït-Zellal : « Les dirigeants algériens forment une association de malfaiteurs agréée par Paris ». En guise de réponse, l’assistance, nombreuse et attentionnée, a répondu par un tonnerre d’ovations. Cependant, même les habitants des Ouadhias ont entendu de la bouche des animateurs du MAK des mots qu’ils n’ont sans doute jamais entendu auparavant chez des acteurs d’autres forces politiques.

Le premier coup de diatribe envers le pouvoir algérien sera donné par Mohand-Ouamar Hachim. Celui-ci commencera par signaler le rôle prépondérant joué par les femmes et les hommes kabyles dans la dure lutte menée contre l’envahisseur français depuis le 19e siècle jusqu’à l’indépendance de l’Algérie d’abord et depuis 1962 jusqu’à 2001 face « au régime dictatorial d’Alger » sans omettre de mettre en avant leurs objectifs et motivations, à savoir pouvoir vivre dans une Algérie plurielle. 
Delà, l’orateur met en avant les espoirs « trahis » de ces héros kabyles avec toile de fond la différence idéologique entre les Algériens car c’est cette différence idéologique justement qui est à l’origine de la reconnaissance du patriotisme kabyle et de son rôle, pourtant majeur, dans la sanglante guerre face à la France coloniale. De même, la preuve indiscutable de l’existence de plusieurs peuples dans cet espace géographique appelé « Algérie ». 
L’orateur expliquera aussi ce « paradoxe » venant de la réalité de l’existence de plusieurs peuples dans cette Algérie et l’entêtement du pouvoir politique en place à défendre l’idée d’une « Algérie, une et indivisible » laquelle idée ne cesse de se traduire justement par la non reconnaissance de l’existence du peuple kabyle. 
Mohand-Ouamar Hachim explique ensuite les contours de cette politique de non reconnaissance de la nation kabyle qui ne sont fait que des tentatives d’anéantissement de la Kabylie. L’orateur épluchera dès lors les effets de « guerre » menée sur tous les fronts contre la nation kabyle et sur la terre kabyle. « Au nom de la fallacieuse raison de mener une lutte contre le terrorisme, assure l’intervenant, nos usines et nos écoles sont transformées en casernes militaires ». Et naturellement, Mohand-Ouamar Hachim cite des exemples. C’est pourquoi, en se saisissant du volet relatif aux élections du 17 avril et les petites agitations qui y découlées, l’intervenant a insisté auprès de l’assistance, qui écoutait sous un soleil de plomb, que cela ne doive aucunement concerner les Kabyles. « Ces élections, explique encore Mohand-Ouamar Hachim, ne concernent aucunement la Kabylie. 
Idem concernant une éventuelle guerre pouvant résultant de la lutte de clans ». L’orateur sera si prolixe dans son discours qu’il est impossible de reprendre tous les axes qu’ils a développés.

Pour sa part, Hocine Azem, secrétaire national aux relations extérieures du MAK, articulera son intervention autour du thème : « la politique de contre développement menée en Kabylie par le régime d’Alger ». L’intervenant commencera son discours par rappeler que c’est le 16 avril 1980 que Ferhat M’henni a été arrêté à Amizour (Béjaia) par les services de sécurité « et c’est ici aux Ouadhias que se sont déclarées les premières manifestations populaires pour exiger sa libération ». « Notre combat pour la liberté et la dignité ne date pas d’aujourd’hui », note l’orateur avant d’ajouter aussitôt cette vérité historique : « C’est la Kabylie qui a enfanté l’Algérie ». 
Une fois ce virage amorcé, le secrétaire national aux relations extérieures du MAK se lance dans un terrible réquisitoire contre non seulement le régime d’Alger et ses représentants officiels mais aussi contre le côté « ignorant » kabyle incarné ces femmes et ces hommes qui se mobilisés autour des candidats pour la présidentielle, notamment Ali Benflis et Abdelaziz Boutefilka. Hocine Azem, donnera la leçon aux « égarés kabyles » en révélant surtout la vraie nature du candidat Ali Benflis. Nous devons signaler d’emblée que ce n’est pas une quelconque impartialité de la part de l’intervenant qui justifie ses attaques à l’endroit de l’ex-chef de gouvernement mais tout simplement son « faux costume d’opposant ». En effet, à travers cet homme, l’orateur démontrera en réalité la réelle politique du régime d’Alger à l’endroit du monde amazigh en général, kabyle particulièrement. Dans ce contexte, Hocine Azem rappellera : « En venant faire campagne à Tizi-Ouzou, Ali Benflis n’a jamais parlé ni fait allusion aux responsables du massacre de nos jeunes en 2001. En revanche, à Médéa, il a parlé de son intention de réhabiliter les islamistes en cas de sa victoire. A Tindouf, ce même Ali Benflis a réitéré le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et s’est au même temps félicité de l’internationalisation du dossier sahraoui. En revanche, il n’a pipé mot sur le peuple AZAWAD. Il faut comprendre qu’Ali Benflis incarne le système algérien qui refuse la reconnaissance du monde amazigh ». Après avoir signalé la symbolique d’Ali Benflis, l’orateur dévoilera la politique d’anéantissement de la Kabylie menée par le régime arabo-islamiste d’Alger, et ce tant sur le plan économique que sur le plan idéologique. 
Sur le volet économique, le secrétaire national aux relations extérieures du MAK reprendra presque les mêmes termes que son prédécesseur au micro (Mohand-Ouamar Hachim). En ce qui est du volet idéologique, l’intervenant citera entre autres l’école « où l’enfant kabyle subit sa première frustration » et les médias lourds. Hocine Azem citera à titre d’exemple le rôle assigné à la chaîne TV 4 diffusant des sketchs où le citoyen kabyle est dévalorisé. « Ces produits dits « culturels » montrant des Kabyles comme « bégayants et balourds », laisse entendre l’orateur, sont en réalité très orientés. « L’objectif final visé par les stratèges de cette politique culturelle est de montrer aux autres que les Kabyles ne sont en réalité que des ignares et, par conséquent, sont dans le besoin d’être civilisés », explique encore le secrétaire national aux relations extérieures du MAK. A titre d’exemple, il cite ces deux comédiens, l’un nasillant et l’autre bégayant ainsi que cette ridicule série télévisée « Da Meziane ». Enfin, Hocine Azem a déclaré que « seul l’existence d’un Etat kabyle » peut répondre à l’ensemble des besoins du peuple kabyle.

Le troisième intervenant, en l’occurrence Djaffar Khennane, abondera dans le même sens que Mohand-Ouamar Hachim. Cependant, Djaffar Khennanne, originaire des Ath-Ouaguenoun, témoignera d’un fait qui mérite d’être souligné : « L’année passée, dit-il, chez-nous à Ath-Ouagunoun, nous avons réussi à neutraliser un homme qui était sur le point de kidnapper trois jeunes filles. En « bons citoyens » que croyions être, nous l’avons emmené à la brigade gendarmerie. Et devant ces hommes de loi, le criminel a reconnu avoir tenté de kidnapper les trois jeunes filles en question. A notre grande surprise, le lendemain les gendarmes ont relâché ce criminel ». « Il faut comprendre dès lors que ce sont les services de sécurité qui sont derrière les kidnapping en Kabylie. Oui, ce sont les services de sécurité qui kidnappent en Kabylie ! », s’est écrié Djaffar Khennane.

S’agissant enfin du président du MAK, son intervention fera monter l’adrénaline chez les habitants des Ouadhias. A l’issue de ce rendez-vous, Bouaziz Aït-Chebib dira bien des mots. Et comme d’habitude, d’une façon crue. L’orateur commencera son intervention par déclarer qu’on n’arrête pas de tenter à salir la réputation de la Kabylie pour déclencher aussitôt « le tonnerre » : « Nous n’avons pas de leçon de patriotisme et de nationalisme à recevoir de la part de gens qui sont sous la domination française et qui travaillent pour les intérêts français ». Pour éviter toute nuance ou une quelconque mauvaise interprétation, le président du MAK met les points sur les « i ». « Oui, les partisans de l’Algérie française ce sont eux ! Ce sont ces généraux appelés communément les DAF (déserteurs de l’armée française) et les membres du clan d’Oujda qui détiennent le pouvoir en Algérie », a renchérit l’orateur avant de signaler que l’armée des frontières, l’aile armée du clan d’Oudjda, a été de l’apanage de la France. Bouaziz Aït-Chebib explique ensuite que cette politique néocoloniale qui est de fait la poursuite de la politique coloniale française qui est en train de se traduire en Algérie dont les conséquences sont désastreuses pour la Kabylie. 
« Aujourd’hui, assure Bouaziz Aït-Chebib, nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de laisser une nouvelle concession car il y va de notre survie. Oui, une autre concession signifiera tout simplement notre disparition à jamais ». Les élections du 17 avril serviront aussi de manivelle pour le premier responsable du MAK pour mettre à nu les objectifs du pouvoir d’Alger. Il dira effectivement à ce sujet : « A travers ces élections, l’objectif recherché est la pérennité du régime car Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, le Général Tewfik et consorts font tous partie du système. En tout cas, au MAK, nous disons que depuis 1962 à ce jour, c’est le même système qui se poursuit. Cette guerre entre clans est en réalité factice. Le seul différend qu’on leur connaît est quand quelque Général rouspète sur la mauvaise part lui revenant dans le partage du butin. Cela se traduit souvent par les menaces qu’il profère à l’endroit de ses complices sur ce qu’il pourrait causer comme dégâts chez les citoyens si on ne venait pas à corriger « l’erreur ». Et souvent, ce Général obtient satisfaction puisque sa part du butin augmente. Aujourd’hui, on assiste à une nouvelle forme de comédie. Bouteflika n’arrête pas de jacasser que c’est le DRS qui est responsable de la gabegie du pays et ce DRS pointe à son tour un doigt accusateur vers Bouteflika. Non, tout ceci n’est en réalité qu’une nouvelle stratégie de tromper le peuple. En effet, c’est bien le DRS qui est allé chercher ce Bouteflika et c’est encore ce DRS qui l’a placé à la tête de l’Etat. Cela veut dire que ce Bouteflika ne peut pas échapper à l’autorité et au contrôle du DRS. En vérité, on a élaboré ce scénario et mis à exécution pour provoquer la participation de l’électorat. Et dans cette perspective, le pouvoir et ses relais commettent la maladresse le vote comme « un devoir » alors qu’en réalité le vote est un « doit » ; un doit acquis par les peuples dans l’acquis de leur émancipation. Le pouvoir panique à l’idée de voir l’abstention au vote car c’est de cette participation au vote que dépend sa « crédibilité » vis-à-vis de la communauté internationale. C’est pourquoi aussi la participation au vote de la Kabylie signifie dès lors la poursuite de sa descente aux enfers ».

Ce volet explicité, le président du MAK poursuit son discours dévoilant la contradiction du pouvoir vis-à-vis de la Kabylie : « Le pouvoir incarnant la politique néocoloniale de la France ne reconnaît pas l’existence de la Kabylie. Comment explique-t-il alors notre existence sur terre ? Comment peut-t-il alors expliquer l’existence de notre langue et notre culture ? ». 
S’attaquant ensuite frontalement aux détracteurs du MAK, Bouaziz Aït-Chebib ciblera au passage les chaînes TV dénommées « Numidia News » et « Bilad » qui, à travers la diffusion documentaire, ont apporté de graves allégations à l’endroit des cadres du MAK, en l’occurrence Bouaziz Aït-Chebib, Hocine Azem, Razik Zouaoui, Nadir Chelbadi, Dr Mehdioui, Kamel Chetti, Farid Djennadi,…Selon les calomnies de ces deux chaînes de télévision, ces responsables du MAK travailleraient pour des puissances étrangères puisqu’ils auraient perçu de l’argent auprès de celle-ci. Bouaziz Aït-Chebib a abordé cette question d’une façon humoristique. « Si les puissances étrangères, nous donnent de l’argent, cela ne peut prouver qu’une seule chose : la reconnaissance du MAK. Dans ce cas, « Cheh ! », dit-il dans un rire. A son tour, l’assistance éclate dans un fou rire. Poursuivant sur le même ton humoristique : « Si ces puissances étrangères nous donnaient de l’argent, cela aurait fait longtemps que nous aurions fait déguerpir ces petits minables qui font la loi en Algérie ». L’assistance éclate de rire de plus belle. Retrouvant son air sérieux, l’orateur saisira cette occasion pour dénoncer les pratiques malsaines d’une certaine presse. « Au lieu de s’investir dans leur mission républicaine qui est d’informer le public, une certaine presse, même en se réclamant privée et indépendante, se laisse aller à servir d’outil entre les mains du pouvoir et faire de la propagande », déplore Bouaziz Aït-Chebib avant de poursuivre : « le MAK est victime du l’ostracisme qui lui est infligé de la presse algérienne. Nos activités ne sont pas médiatisées. Quand, on parle de nous et de nos activités, c’est pour nous diaboliser ». Loin d’être un défaitiste, car l’orateur a interprété à l’endroit de l’assistance que cette campagne de lynchage médiatique décidée par le pouvoir à l’endroit du MAK, et ce qui n’est pas inédit, indique en réalité une seule et unique chose : la reconnaissance du MAK comme étant la seule force politique. « Oui, continue l’orateur, étant donné que les partis politiques officiels sont obsolescents, le pouvoir d’Alger n’a que le MAK, avec son projet d’autodétermination de la Kabylie qui lui fait grand obstacle d’où alors ses attaques tout azimut qui ne sont, par conséquent, que des signes de panique ». 
Une fois réduit à néant la portée du canular signé par Numidia News et son acolyte, Bilad, le premier responsable du MAK s’attaquera au Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) sans toutefois le nommer. Il reprochera à ce parti politique d’avoir accordé la primauté au boycott des présidentielles plutôt qu’à la journée du 20 Avril qui est pourtant « sacrée ». « Déjà, poursuit l’intervenant, le pouvoir arabo-islamique d’Alger a consacré la journée du 20 avril comme « journée nationale de l’Internet » et cela rien que pour tenter d’effacer de la mémoire collective kabyle la sacralité de cette journée ». Bouaziz Aït-Chebib a interprété l’appel du RCD pour la marche du 15 avril pour commémorer le 34eanniversaire du Printemps 1980 comme « une absence de maturité ». « Pour le peuple kabyle, déclare avec véhémence le président du MAK, la date de commémoration du Printemps 1980 reste et restera le 20 avril ». « Aussi, ajoute-t-il, il faut venir massivement le 20 avril à Tizi-Ouzou pour marcher et rappeler l’exigence du peuple kabyle, à savoir la tenue d’un référendum sur son autodétermination et rappeler à l’endroit du pouvoir que le peuple kabyle n’est pas arabe ». Notons également qu’à l’occasion de ce rendez-vous des Ouadhias, tous les intervenants ont appelé à la marche du 20 avril et déclaré que la journée du 17 avril n’est aucunement un événement pour le peuple kabyle.

Il y a lieu de relever également qu’à la fin de meeting, les animateurs du meeting ont été grandement remerciés par de nombreuses personnes non seulement pour leurs performances oratoires mais aussi et surtout pour l’authenticité de leur discours. « Nous sommes tous avec le MAK ! Nous sommes tous pour l’autodétermination du peuple kabyle ! La Kabylie entière est avec le MAK et pour son autodétermination ! ».

Même durant leur trajet à destination d’Aït-Zellal, leurs téléphones portables n’arrêtaient pas de sonner. De partout, même de l’étranger, des félicitations sont arrivées aux animateurs. Le rendez-vous des Ouadhias a franchi les frontières en peu de temps. Il est donc naturel que la nouvelle ait précédé les responsables du MAK à Aït-Zellal.

Dans cette région aussi, la forte conjugaison du verbe a été au rendez-vous. Les habitants d’Aït-Zellal ont pu même entendre plus que leurs compatriotes des Ouadhias. En effet, Mohand-Ouamar Hachim a même démontré que la non acceptation du peuple kabyle par les autres algériens lesquels véhiculent une idéologie reposant sur le socle de l’arbo-islamisme. Il appuie le bien-fondé de sa thèse en citant les exemples du FFS et le RCD dont les programmes politiques véhiculent pourtant le développement et la modernité mais sont toutefois rejetés par les autres Algériens à cause de leur couleur kabyle.

En ce qui le concerne, Bouaziz Aït-Chebib a rappelé à l’endroit de la population d’Aït-Zellal que le MAK, contrairement à ce que prétendent ses détracteurs, respecte l’islam et les autres religions et croyances d’où le choix de la laïcité. 
La destruction des espaces économiques de la Kabylie a été aussi l’un des sujets du discours de l’orateur. Dans ce cas précis, Bouaziz Aït-Chebib évoquera l’exploitation de gaz de schiste à Béjaia par une entreprise pétrolière française ; ce qui est contraire à la politique écologique mondiale. De même, ce cas servira à l’orateur de prouver que ce sont les Français qui sont réellement les maîtres et les décideurs de l’Algérie et, par conséquent, Alger n’est que leur petite antenne. Le président du MAK prouvera aussi qu’à travers cette exploitation de gaz de schiste par une entreprise pétrolière française en Kabylie « la haine la rancune que nourrit toujours la France à l’endroit de la Kabylie pour l’avoir chassé d’Algérie. « François Hollande, que moi j’appelle « François Arabie », a bel et bien déclaré, et avec autorité, que durant son mandat présidentiel, il n’a acceptera en aucun cas l’exploitation de gaz de schiste sur le territoire de la France alors qu’il l’a bien autorisée en Kabylie ».

Concernant la volonté réelle du peuple kabyle d’accéder à son autodétermination, le premier responsable du MAK a lancé un défi aux détenteurs du pouvoir et aux hypocrites défenseurs de la thèse de « l’Algérie, une et indivisible » d’organiser un référendum libre et transparent pour trancher définitivement cette question, c’est-à-dire déterminer et opérer le choix réel du peuple kabyle.

Notons également que c’est à Aït-Zellal qu’un de quatre responsables du MAK a lâché cette phrase : « Les dirigeants algériens forment une association de malfaiteurs agrée par Paris ! » Notons enfin que le président du MAK a fortement souligné la mission fort honorable du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) car « c’est cette instance qui a alerté la communauté internationale non seulement sur la situation dramatique du peuple kabyle mais aussi sur ses attentes ». Il est aussi à signaler également que l’honneur, la dignité et l’intransigeance de Ferhat M’henni dans son combat, face à l’adversité, pour l’émancipation de son peuple ont été longuement soulignés par Bouaziz Aït-Chebib.

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