jeudi 24 juillet 2014

Rif :
 
Le 21 juillet 2014, à l’occasion du 93ème anniversaire de la bataille d’Anoual (juillet 1921), les militants du Rif ont manifesté pour réclamer le départ du makhzen qui instrumentalise jusqu’à nos jours les dommages des rifaines survenues de cette bataille et de la guerre du Rif généralement.
24/07/2014 – 11:09 mis a jour le 24/07/2014 – 11:03 par El Azrak Fikri
 
 
 
Le 21 juillet 2014, à l’occasion du 93ème anniversaire de la bataille d’Anoual (juillet 1921), les militants du Rif ont manifesté pour réclamer le départ du makhzen qui instrumentalise jusqu’à nos jours les dommages des rifaines survenues de cette bataille et de la guerre du Rif généralement. Ce makhzen est venu ce 21 juillet avec ses personnages de la propagande, et ses forces de répression à Anoual pour diffuser de nouveau, comme il le fait chaque année, un discours de falsification de l’histoire du Rif.
Les militants ont organisé, le matin du 21 juillet dernier, un sit-in devant la commune rurale de d’Anoual durant environ 3 heures avec des slogans forts contre l’existence du makhzen et de ses organes dans le Rif, et ses manœuvres. 
Ainsi, ils ont dénoncé la complicité de ce makhzen avec les colons qui bombardaient le Rif par les gazes toxiques durant les années vingt du siècle dernier. C’est alors que les agents de la répression dépêchés sur place depuis l’aube de la journée sont intervenu sauvagement et ont frappé les militants.
Une confrontation s’en est suivie entre les services de répression et les militants qui n’avaient que des pierres pour se défendre. On a déploré des dizaines de blessés chez les militants qui ont exprimé leur attachement à l’esprit de la résistance rifaine.
Les militants ont, alors, pu passer un message très clair aux autorités coloniales du Maroc malgré la répression, c’est-à-dire que les Rifains resteront pour toujours des Rifains et ne seront jamais comme veulent ceux qui vendaient le pays sur la table des boissons à Paris dans les années vingt et cinquante du siècle dernier. 
Les Rifains ont un grand attachement à leur cause et à l’esprit de la résistance du Rif. Cela montre que cet esprit est encore vivant dans le sang des Rifains malgré toutes les conspirations, la répression, les arrestations … etc. qu’exerce le régime marocain contre notre peuple.
C’est la deuxième fois que les forces de répression interviennent sauvagement contre les Rifains qui manifestent contre la cérémonie de falsification de l’histoire et la mémoire du Rif qu’organise le haut commissariat des Anciens résistants et Membres de l’Armée de Libération HCARMAL en collaboration avec les autorités locales de la province de Driouach.
Ces événements interviennent quand le mouvement amazigh du Rif affirme son engagement pour la préservation de l’histoire et de la mémoire, et pour l’avenir collectif du Rif sur la base de cette histoire même.
L’histoire marquée par le sang des Rifains contre la colonisation espagnole et française dans une des Grandes guerres de la libération du XIX siècle sous la direction du président de la République du Rif (1921- 1927) Mohamed Abdelkrim AL-KHATTABI qui était un exemple et une leçon pour tous les mouvements de la libération du monde à l’époque. Parmi Ces éléments, Il y a la bataille d’Anoual qui était la dernière d’une étape et le commencement d’une autre étape dans l’histoire de la résistance rifaine, où la république du Rif a été proclamée par AL-KHATTABI et ses gens sur la base des bons résultats de cette bataille. 
La bataille où les combattants rifains de l’époque assassinaientt un des grands généraux espagnols « Silvestre », cette bataille restera, alors, une référence de la résistance rifaine, et de la lutte actuelle pour la libération du Rif colonisé par le Maroc.
L’anniversaire de la bataille d’Anoual qui a eu lieu en 1921 est un jour célébré chaque année dans les agendas des militants amazighs du Rif. 
En 2012, était un jour de confrontation entre les amazighs du Rif eux-mêmes, quand certains d’entre eux, manipulés par les amazighs de services (dont ceux qui rejoignaient la PAM dernièrement) tentaient de protester à la frontière de Melilla conte la visite du ministre d’intérieur de l’Espagne à Anoual sous la garde des autorités marocaines, et les autres militants qui protestaient contre « la cérémonie de falsification de l’histoire » qui « tente d’oblitérer la mémoire collective des habitants du Rif » organisée par le haut commissariat des Anciens résistants et Membres de l’Armée de Libération HCARMAL. Le conflit prisait d’autres dimensions surtout que les manipulés étaient en faveur du Mekhzan marocain qui diffusait par ses canaux un discours d’accusation contre le ministre de l’intérieur espagnol de rentrer au Maroc caché, quoiqu’il était sous la garde des autorités marocaines elles-mêmes. Cela conduisait le conflit vers les autres aspects quand les Rifains de services étaient à faveur du discours makhzénien, alors que les autres étaient en confrontation avec ce makhzen même sur place à Anoual, où les autorités organisaient une cérémonie de falsification de l’histoire du Rif.
Le 21 juillet 2013, la commémoration du 92eme anniversaire de la bataille d’Anoual, s’est transformée en affrontement entre les militants rifains et les forces de l’ordre quand les activistes rifains empêchaient les responsables de HCARMAL et les représentants du pouvoir d’organiser « la cérémonie de falsification de l’histoire ». Ce sont les militants qui ont marché sur le chemin d’AL-KHATTABI qui gardent l’espoir collectif du Rif et des Rifains malgré toutes les conspirations du makhzen et ses collaborateurs des amazighs de services. Ce sont les représentants de la ligne radicale de la lutte rifaine contre la colonisation marocaine basée sur le Rif après la traîtresse convocation d’Aix-les-Bains. Ces militants mêmes qui protestaient auparavant en 2012 contre la même cérémonie de falsification de notre histoire et mémoire collective. Les militants qui luttent pour la cause rifaine dans son intégralité, c’est-à-dire ceux qui ne reconnaissent pas les limites de la cause amazighe entre la culture et les arts.
Ces mêmes militants qui représentent la ligne radicale de la lutte rifaine contre tous les genres de la colonisation portent une autre vision politique pour la cause du Rif, et considèrent le Rif comme un État amazigh colonisé par un régime colonial panarabiste, et refusent alors tous les engagements pour le Maroc en tant qu’un État colonisateur du Rif. Même dans la lutte pour les revendications culturelles et identitaires amazighes, ce mouvement n’engage même pas dans une lutte déjà déterminée et limitée dans le cadre du respect des principes d’un régime illégitime, et dans les frontières dessinées par les colonisateurs eux-mêmes.
C’est un grand attachement aux principes de la révolution du Rif, et à l’esprit de la résistance qui marquait l’histoire de la lutte contre la colonisation étrangère dans le monde entier par le sang des Rifains sur les montagnes de Temsamen. Les Rifains ont le même attachement pour l’esprit de résistance chez les autres peuples amazighs qui souffrent contre la colonisation étrangère en Kabylie et à Ghardaïa qui ont fait beaucoup de victimes dans les dernières semaines.
NOTE : En tant qu’IRIFIENS qui luttons pour la libération nationale, on exprime notre solidarité inconditionnelle avec le peuple Mozabite qui fait actuellement l’objet d’une tentative de liquidation collective organisée par le régime pan-arabiste d’Alger.
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