Lyazid Abid, vice président de l’ANAVAD à la BRTV

« Le MAK ne compte pas sur la France pour acquérir son indépendance »

Saïd F. pour Tamurt.info

Le numéro deux du Gouvernement Provisoire de la Kabylie (GPK), Lyazid Abid, est revenu, cette semaine, lors de son intervention à la BRTV sur la naissante Diplomatie Kabyle et autres sujets d’actualité touchant à cette région, sous occupation du régime d’Alger.

07/12/2014 – 18:05 mis a jour le 07/12/2014 – 18:01 parSaïd F.

 

« Le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et les Kabyles ne comptent que sur eux-mêmes pour arracher leur liberté. On ne compte ni sur le soutien de la France ni personne d’autre. Même avec le régime d’Alger comme adversaire ce n’est guère facile d’accéder à l’indépendance, mais ce n’est pas une raison de laisser tomber. Notre combat aboutira un jour et nous sommes sur la bonne voie. C’est une certitude et surtout une conviction », expliqua Lyazid au journaliste de la BRTV qui a insisté sur la difficulté du combat du MAK.

Pour étayer ses dires, il citera le financement des activités du MAK.  » Nous n’avons jamais reçu un sou de personne, exceptés des militants Kabyles », insista l’invité de la BRTV. Lyazid Abid, connu pour ses déclarations franches et sincères a usé, comme à son habitude, d’un discours sans démagogie aucune.

Questionné sur la position du GPK sur la question du Sahara occidental et le conflit politique Algéro-Marocain, Monsieur Abid a rappelé que cet éternel litige est l’œuvre de Djalmel Abdenacer qui a voulu s’ériger en « Zaïm »dans toute l’Afrique du nord mais s’est heurté à l’opposition du roi de Maroc durant les années 1960. « Si l’Algérie réclame l’indépendance du sud de Maroc et de celle de la Palestine, pourquoi elle refuse ce droit, qu’elle considère sacré, pour la Kabylie ? », se demande Lyazid Abid.

Dans sa réponse, mais convaincante, Lyazid Abid, n’a pas mâché ses mots en évoquant la question Palestinienne. « L’Etat Palestinien doit exister, mais les dirigeants et le peuple de ce pays doivent reconnaitre également Israël. Lyazid Abid est allé même à regretter que la Palestine glorifie les régimes dictatoriaux arabes. « En Israël, la minorité Arabe est très respectée et jouit de tous ses droits », fera remarquer le diplomate Kabyle. « Les Palestiniens ont une dent contre la Kabylie. Un jour, l’ambassadeur Palestinien à Alger avait interpellé en personne le directeur de l’éducation de Tizi Ouzou pour dispenser de cours de la langue Kabyle une élève palestinienne scolarisée dans la région », raconta Lyazid Abid. Une phrase qui, à elle seule, démontre la nécessité de se démarquer de tout ce qui est proche du régime d’Alger.

Saïd F.

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