mercredi 4 février 2015

 

Secteur de la santé à Tizi-Ouzou

Le collectif des comités de quartier tirent la sonnette d’alarme

Gaya B. pour Tamurt.info
 

TIZI WEZZU (Tamurt.info) – En pleine session de l’APW, le collectif des comités de quartier de Tizi-Ouzou a accédé à la salle de réunion avant-hier et dénoncé la mauvaise gestion du secteur sanitaire de Tizi-Ouzou.

04/02/2015 – 07:35 mis a jour le 04/02/2015 – 07:34 par Gaya B

 

 

 

« La prise en charge inexistante, le manque terrible de réactifs, les assistants qui passent leurs griffes sur les internes sans expérience, le manque de traitement consommable, l’orientation des malades vers le secteur privé, des poches de sang rarissimes, le métier de brancardier qui devient fictif et l’échographie hors de prix étant donné que les machines se trouvent dans plusieurs cliniques privées » est le constat amer établi par les comités de quartier.

« Si tout cela n’est pas dû à la mauvaise gestion alors comment l’expliquer », se demandent-ils dans un communiqué lu devant l’assemblée. « En 2014 trois postes budgétaires en radiologie ont été débloqués pour le C.H.U de Tizi-Ouzou mais rien, pas de postulants… comment est ce possible pour ce C.H.U qui avait une renommée nationale et même internationale ??? », s’interrogent ces citoyens.

« Même cas pour le service de Diabétologie Endocrinologie, qui se retrouve géré par un professeur spécialisé en médecine interne, ce qui a engendré le départ de six résidents et de quatre assistants en endocrinologie, donc si le compte est bon il ne reste qu’un assistant de cette spécialité pour gérer tout un service aussi important », est-il mentionné dans le communiqué.

Leur constat ne s’arrête pas là, « le service de gynécologie obstétrique transformé en service d’oncologie qui, figurez vous est classé catégorie « A » avec plus de cent lits, salles d’intervention et autres… n’assure plus d’accouchement alors que nos mères, femmes payent le prix fort sous la pression à la clinique privée S’Bihi qui, elle, est classée en catégorie « C » avec moins de 75 lits, surtout ne nous dites pas que c’est une question de budget ».

Les comités de quartier crient au scandale. ils frappent du poing, devant les responsables et élus, en expliquant « sans oublier la mise en scène qui a été organisée lors de l’inauguration par Monsieur le Wali, au niveau du service Néphro (Hémodialyse) avec un matériel scotché dira un patient à la télé » et de clore le sujet en évoquant la clinique dentaire dite (CACOBATPH).

Selon les comités de quartier, évoquant le PV de réunion signé par M.Ait ALI, professeur et doyen de la faculté de médecine « … la direction générale a délivre un papier au Pr Abtroun, la désignant directrice de la clinique et avoir donc sous son autorité tous les services de la clinique, alors qu’elle a été affectée au C.H.U comme chef de service (1 service sur 5) de pathologie bucco-dentaire seulement », appuyant leurs dires par une déclaration de la clinique dentaire du CHU : « …cette situation est encouragée par la direction de l’hôpital qui l’a affublée du titre de directrice de clinique, alors que ce poste n’existe pas dans l’organigramme du CHU….Suite à cette gérance anarchique, deux étudiants ont eu une convocation suite a une plainte contre eux pour une grève qui est pourtant un droit fondamental ».

Concernant les Polycliniques (EPSP) gérées « hélas le constat est le même, ces structures extra-hospitalières ont pour objectif de désengorger notre cher C.H.U, mais elles n’arrivent même pas à assurer le minimum de leur liste de soins qu’elles proposent . Pat exemple, la polyclinique Nabila DJAHNINE (M’douha) inaugurée le 30 octobre 2014 pour ses travaux d’embellissements et de réaménagement, et bien la radiologie ne fonctionne pas encore, l’échographe est inexistant, Il y a une incapacité à gérer leur personnel médical, et l’appareil pour les mammographie n’a pratiquement jamais fonctionné » !!

Le secteur de la santé est en souffrance. Le pouvoir algérien est prêt à dépenser des milliards de centimes pour l’installation de mosquées mais rien pour la santé, la culture. … Son but est évidemment de laisser la Kabylie mourir à petit feu.

Gaya.B

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