Et si le Maroc reconnaissait officiellement le GPK

Et si le Maroc reconnaissait officiellement  le GPKALGER (Tamurt) – L’accusation gratuite et étonnante des décideurs algériens sur l’implication du Maroc dans le drame de Ghardaïa ne passera pas sans conséquences, même si les autorités Marocaines n’ont pas jugé utile de réagir pour le moment. Ce silence ne veut aucunement dire que le roi du Maroc est insensible à ces accusations et restera les bras croisés.

Selon la presse marocaine, il est plus que jamais pour leur pays d’appliquer le principe de réciprocité dans la politique étrangère. En d’autres termes, la reconnaissance et le soutien de l’Algérie du Plosario depuis 40 ans ne restera pas sans réaction. L’hebdomadaire «  El Ousbou Essahafi » marocaine dans une édition récente a consacré un long article sur ce sujet. Le journaliste a insisté sur l’obligation du Maroc de reconnaître le Gouvernement provisoire kabyle en lui ouvrant une ambassade au Maroc, en le finançant et en le doter d’une armée, exactement comme le fait l’Algérie pour la République arabe sahraouie.

D’autres voix s’élèvent pour soutenir cette option. Une réaction tout à fait logique vis-à-vis de la politique algérienne qui veut priver le Maroc de ses richesses naturelles du sud en finançant et en armant l’organisation de Polisario. L’Algérie acceptera-t-elle cette initiative ‘ Certainement pas, mais qu’attend-elle alors pour lâcher le Polisario’ Les Marocains, plus particulièrement les militants de la cause amazigh, espèrent que leur pays reconnaisse l’Anavad, dirigé par Ferhat Mehenni.

C’est une éventualité à ne pas écarter vu le développement politique dans la région de l’Afrique du Nord et l’entêtement de l’Algérie à financer l’organisation paramilitaire du Polisario, que certains pays Européens considèrent comme une organisation terroriste. Par ailleurs, il est utile de signaler qu’entre le Polisario et le GPK, il y a une différence de taille. Si le Polisario est crée de toutes pièces par Boumediène et la population du sud du Maroc est contre l’indépendance de leur région, le GPK est créé suite à la création du MAK et l’adhésion massive des Kabyles au principe du droit à d’autodétermination du peuple kabyle, sans l’implication ni directe ni indirecte d’aucune personne étrangère à la Kabylie.

Pour le moment, le GPK est en contact avec plusieurs Gouvernements Européens et ONG. Un intérêt particulier lui est accordé par un bon nombre de députés Européens et partis politiques de plusieurs pays. Entre temps, le MAK continue à s’imposer pas seulement comme la principale force politique en Kabylie, mais comme la seule formation politique sur le terrain..Au FFS et au RCD, en dehors des élus, presque personne ne milite pour eux.

Lounès B pour Tamurt

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